Après Oslo pour le pipe, les championnats du monde de ski freestyle se poursuivent pour le slopestyle depuis mercredi 6 mars à Voss ou plus exactement à Myrkdalen, le domaine skiable à 30 kilomètres au nord.
Après Oslo pour le pipe, les championnats du monde de ski freestyle se poursuivent depuis mercredi 6 mars à Voss ou plus exactement à Myrkdalen, le domaine skiable à 30 kilomètres au nord.
Voss, 14 000 habitants, est une ville sportive par excellence. Elle compte, dans son histoire, 26 médaillés olympiques en sports d'hiver.
C'est le camp de base pour la presse et de nombreuses équipes. Voss
mise énormément sur son image de ville des sports extrêmes avec un
festival dédié fin juin. A 100 kilomètres de Bergen et 400km d'Oslo, on se
retrouve dans les Fjords, avec les montagnes autour et un lac qui les
reflètent.
Ci-dessus, "le village" (comme les Norvégiens le disent) de Voss.
Chaque matin on monte à Myrkdalen où le public est amené en bus. Il s'y trouve uniquement un hôtel de luxe, tout juste ouvert, entouré par de nombreux lodges et quelques fermes. (sur la photo à droite, le front de neige).
C'est dans ce cadre, ensoleillé qui plus est, que se tiennent les épreuves de slopestyle, de ski cross, de bosse et de ski acrobatique. Et comme l'organisation fait bien les choses, toutes ces disciplines se retrouvent au même endroit, quasiment sur la même piste, desservie par le principal télésiège de la station ce qui permet de switcher d'une discipline à l'autre rapidement.
Depuis mardi déjà, les riders présents pour le slopestyle sont actifs ou plutôt sont en action pour corriger les modules. Comme souvent, le shape est difficile et il faut gérer de nombreux paramètres comme la qualité de la neige, la différence filles/hommes, le speed nécessaire entre les tables. Ici, l'organisation propose un parcours composé de deux sets de rails et box, puis d'un big air avec rampe de sortie et enfin 3 (très) grosses tables. Des tables qui impressionnent. « Elles sont parfaites pour un photoshoot ou de la vidéo, mais en compétition là, ça envoie beaucoup trop » selon Jules Bonnaire. Les riders demandent des ajustements qui sont faits la nuit et ce n'est qu'aujourd'hui, jeudi 7 mars, qu'ils font leurs runs et testent leurs tricks.
Finition à la tronçonneuse des modules.
Ils sont très nombreux à avoir fait le déplacement. Presque 70 chez les hommes et 20 chez les femmes. On retrouve une majorité des favoris du circuit : Wallisch, Håtveit, Houle, Woods, Henshaw, les frères Wells, Schlopy (champion du monde en titre), Goepper ou Kenworthy et... les Français.
Trois frenchies qui sont Jules Bonnaire, Victor Bérard et Antoine Adélisse. La Fédération française de Ski les a invités (à ses frais) à prendre part à l'évènement suite aux bons résultats de ces 3 riders à la coupe du monde de monde de SilvaPlana le mois dernier où ils font respectivement 5éme, 17éme et 13éme.
Les 3 français en discussion avec leur coach.
Les garçons se connaissent bien et s'apprécient. Ce qui à l'avantage de former un groupe soudé, chapeauté par Grégoire Dufosse, le coach du club des sports de La Plagne qui s'occupe habituellement de Victor et Antoine.
Ils ont à cœur de montrer ce qu'ils valent et plus largement de montrer que les Français peuvent tenir le rang face aux meilleurs mondiaux. Et ils le font bien pendant ces entrainements en validant et en posant tous rapidement les runs qu'ils veulent faire. Ils sont tous les 3 capables d'être en final.
Pour aller chercher en podium, ça sera en revanche dur. Le top mondial montre sa puissance. Avec l'exemple de Tom Wallisch qui utilise tout le temps des trainings pour tester son répertoire de trick avec une générosité qui lui est propre. James Woods, leader en coupe du monde assure. Johan Berg le Norgévien également. Russ Henshaw, Henrik Harlaut, JF Houle ou Alex Beaulieu Marchand font des démonstrations de style.
Andreas Håtveit
Mais au-dessus de tout c'est Nick Goepper qui se montre le plus impressionnant pendant les 3 heures d’entrainement. Il enchaine les doubles dans les deux sens avec hauteur et des grabs très solides. On a hâte de voir comment va se dérouler la finale.
Nick Goepper.
Chez les filles, la sensation vient de Tiril Sjaastad Christiansen, la très jeune Norvégienne, gagnante surprise du slopestyle des X-Games cette année ride avec autant d'amplitude et d'énergie que les hommes. Elle ne craint pas les grosses tables et marque la différence avec Kaya Turski, elle aussi en forme. Une rideuse, dont votre reporter n'a pas le nom, se permet même un superman frontflip sur l'une des tables. A l'aise.
Tiril Sjaastad Christiansen.
Les entrainements sont interrompus toutes les 15 minutes par des chutes nombreuses dont celle violente du Canadien Alex Bellemare qui aurait laissé un genou au passage. Il ne participera pas aux qualifications.
Les chutes c'est ce qu'il faut gérer demain matin pour les deux poules de qualifications. La neige sera plus froide et la prise de risque plus importante. Pour les Français l'enjeu sera de montrer leurs capacités. Ils ont une pression. Victor Bérard ridera dans la poule 1 à partir de 8h40. Antoine et Jules seront dans la seconde à partir de 11h. Le live score est disponible ici et un récit complet sera livré en fin de journée.
Les entrainements finis, plusieurs sources contradictoires confirmeraient avoir vu Joffrey Pollet Villard en échauffement sur les modules du ski acrobatique. En témoigne cette image.
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